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Comment gérer au quotidien les caprices de votre thyroïde ? (lettre)

Devenez acteur de la santé de votre thyroïde

En mars 2017, une bombe a éclaté dans le secteur de la santé. Un célèbre médicament destiné à soigner certains troubles thyroïdiens proposait une nouvelle formule, la molécule active restant identique. Très rapidement, parmi les 2,7 millions de personnes traités avec ce produit, des voix se sont élevées, de plus en plus nombreuses : de nombreux patients le supportaient très mal. 

Une controverse a jailli, qui a fait des vagues pendant de nombreux mois. Elle

a permis de mettre au jour le nombre impressionnant de personnes touchées par les dysfonctionnements thyroïdiens dans notre pays. Plus de 15% de la population française en souffre, et vous en faites peut-être partie. Dans le monde, ce sont plus de 200 millions de personnes qui sont touchées.

C’est dire si cette délicate petite glande, située à la base du cou, nous joue parfois de sacrés tours. Les troubles thyroïdiens ont plusieurs visages. On peut se sentir apathique, fatigué, frileux, déprimé…, ou au contraire agité, sujet à des bouffées de chaleur, anxieux, insomniaque…

Les troubles thyroïdiens sont également d’une importance variable. Certains patients doivent suivre un traitement médicamenteux, voire une intervention chirurgicale, alors que d’autres peuvent s’en passer. Dans tous les cas, il est possible d’agir, au naturel, pour protéger sa thyroïde et optimiser son fonctionnement. C’est parfois suffisant pour éviter les traitements. Lorsque ce n’est pas le cas, ces petites corrections contribuent à l’efficacité des médicaments et au bien-être quotidien

Pour y voir plus clair, allons d’abord faire un petit tour du côté de cette glande si petite par la taille et si importante par son action.

A quoi sert votre thyroïde ?

Elle ressemble à un petit papillon posé à la base de notre cou, juste sous la peau. Elle mesure à peine 4 cm sur 2 et pèse seulement 20 g. C’est dire si elle est discrète par sa présence physique. Elle l’est beaucoup moins par ses innombrables actions.

La glande thyroïde est le chef d’orchestre de tout notre fonctionnement métabolique. Elle est donc impliquée aussi bien dans notre poids que notre humeur, notre sommeil, notre transit, notre fonctionnement cardiaque… Comme toutes les autres glandes endocrines, la thyroïde sécrète des hormones qu’elle rejette dans le circuit sanguin. Notre liquide vital les transporte ensuite jusqu’aux organes concernés, à savoir : quasiment tous ! Car les hormones thyroïdiennes (T3 et T4) délivrent des « ordres », incitant les organes à travailler.

Ces hormones ne sont pas produites à la demande, comme l’insuline que le pancréas sécrète lorsqu’on mange des aliments glucidiques. La glande les synthétise, à partir notamment de l’iode, puis les stocke. Ces hormones sont ensuite libérées progressivement, au cours de la journée. 

Là, elles stimulent d’abord le fonctionnement cardiaque et augmentent la pression artérielle, favorisant ainsi une bonne circulation sanguine, ce qui améliore l’alimentation de toutes nos cellules. En outre, elles ont un impact privilégié sur certains tissus : la peau, le squelette, le cerveau…

Bref : on peut dire qu’une personne dont la thyroïde fonctionne correctement se sent bien, ce qui n’est pas le cas de ceux dont la glande dysfonctionne.

Quels déséquilibres risquent de toucher votre thyroïde ?

Ainsi, cette précieuse petite glande peut souffrir de deux manière différentes et opposées : soit elle fait des excès de zèle, soit elle mesure ses efforts. On comprend aisément qu’un excès d’hormones thyroïdienne provoque une suractivité organique, alors qu’un manque de ces hormones entraîne un ralentissement global.

On parle d’hyperthyroïdie dans le premier cas, et d’hypothyroïdie dans le second. Ces troubles sont confirmés par des dosages sanguins qui permettent de vérifier le taux d’hormones thyroïdiennes qui circulent dans le sang. 

  • Les personnes touchées par une hyperthyroïdie voient leur métabolisme s’affoler et passer en sur-régime. Leur cœur bat plus vite, leur système nerveux est en état d’alerte permanent, leurs idées s’emballent, elles deviennent irritables, elles dorment mal, elles ont toujours chaud, elles digèrent mal et maigrissent… Tous ces symptômes, qui sont ressentis de manière plus ou moins intense selon l’ampleur de l’excès hormonal, s’organisent autour d’une fatigue tenace à dominante musculaire.
  • Les personnes touchées par une hyperthyroïdie voient, au contraire, leur métabolisme ralentir. Elles ressentent d’abord une fatigue sournoise, à la fois physique et intellectuelle, qui ne cesse de s’intensifier. Leur capacité de réflexion, d’attention et de mémorisation s’émousse. Cette fatigue entraîne progressivement une déprime latente et une hypersomnie (excès de sommeil). Leur peau pâlit et leurs cheveux tombent. Ces personnes sont tout le temps froid, mangent peu et prennent du poids.  Leur rythme cardiaque et leur pression artérielle baisse. Leur libido est en berne. 
  • Les personnes touchées par une thyroïdite ressentent ces symptômes de manière particulièrement aigüe. Ces thyroïdites sont d’origine auto-immune : le système immunitaire du patient se trompe de cible et attaque ses tissus sains. En résultent des maladies comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde ou les thyroïdites. Il en existe deux : la maladie de Hashimoto qui provoque une hypothyroïdie, et la maladie de Basedow qui évoque plutôt une hyperthyroïdie. Dans les deux cas, un suivi médical sérieux est nécessaire, mais les corrections de l’hygiène de vie quotidienne sont d’une aide considérable au quotidien.

Reste un symptôme que l’on associe spontanément aux problèmes thyroïdiens : le goître. C’est un gonflement du cou qui signale une atteinte de la glande. Il apparaît surtout en cas d’hypothyroïdie. Même si c’est un signe révélateur bien visible, il ne suffit pas à poser un diagnostic. 

Vérifiez vous-même l’état de votre thyroïde

Cette petite glande peut donc se révéler capricieuse. Pour mieux la surveiller, vous pouvez suivre le conseil que délivre le Dr Pierre Nys, endocrinologue, dans son livre Mes programmes thyroïde (Editions Leduc.S). Il propose à ses patients ce petit exercice destiné à observer l’évolution de la glande.

  • Placez-vous devant un miroir, de manière à pouvoir observer votre gorge. Levez la tête en regardant la base de votre cou.
  • Avalez une gorgée de liquide : la déglutition fera avancer votre thyroïde.
  • Si vous l’effectuez régulièrement (une fois par mois), vous noterez peut-être un changement : une glande plus grosse, ou qui présente des protubérances. 

Bien sûr, cela ne remplace pas une consultation médicale. Un diagnostic de trouble thyroïdien doit toujours être confirmé par des bilans sanguins et posé par un médecin. Mais ce petit test permet de filer plus rapidement chez le praticien lorsqu’on constate une évolution importante de la région observée. Il permet aussi de se rassurer lorsqu’on s’inquiète d’une éventuelle pathologie thyroïdienne. Alors ne vous en privez pas.


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Des grands ennemis et des parades

La thyroïde possède des ennemis très particuliers. Au premier rang arrive la radioactivité. On sait que les problèmes posés par les accidents de centrales nucléaires génèrent des troubles thyroïdiens en cascade pendant les années qui suivent. En cas de danger, des procédures sont prévues pour protéger la population la plus exposée. Heureusement, nous n’y sommes pas soumis régulièrement dans notre vie quotidienne.

Nous rencontrons beaucoup plus fréquemment les autres ennemis de la thyroïde. Le tabac d’abord : certains composants du tabac perturbent directement le fonctionnement de la glande. C’est le cas par exemple des thiocyanates, qui freinent le transport cellulaire de l’iode indispensable au fonctionnement thyroïdien. Les pyridines, le benzopyrène et bien d’autres substances perturbent également la thyroïde, chacune à sa manière. 

C’est donc un préalable indispensable lorsqu’on désire prendre soin de sa thyroïde : il faut absolument arrêter de fumer. Il existe pour cela de nombreuses pratiques d’accompagnement (sophrologie, acupuncture, hypnose, psychothérapie…) qui donnent de bons résultats à condition de reposer sur le socle d’une réelle volonté de stopper le tabac. 

Deuxième ennemi déclaré : le stress. Lorsque nous y sommes soumis, notre corps réagit en modifiant son équilibre hormonal de manière à faire face. Au passage, le stress perturbe aussi bien la production des hormones thyroïdiennes que la manière dont nos tissus et nos organes réagissent à leurs messages

La première étude ayant révélé la relation entre stress et dysfonctionnements thyroïdiens date de 1927. Depuis, la recherche à percé à jour certains mécanismes. Par exemple, on sait aujourd’hui qu’un à deux ans après un stress intense, des troubles risquent d’apparaître, notamment les thyroïdites auto-immunes.

Cette fois encore, la solution est simple : il faut apprendre à prendre en charge son stress au quotidien, par des exercices respiratoires réguliers et des relaxations apaisantes. Si vous les pratiquez régulièrement (exercice du sourire, respiration SB2, bodyscan…), vous obtiendrez des résultats rapides. 

Autre point sur lequel vous pouvez agir : l’activité physique. La sédentarité ne convient pas à la glande thyroïde pour plusieurs raisons. La pratique régulière d’une activité physique équilibre le métabolisme, favorise une bonne élimination, améliore le sommeil et l’humeur… 

L’activité physique régule globalement le fonctionnement du système nerveux autonome et favorise la production des neurohormones du bien-être. Bouger constitue aussi un excellent antistress, ainsi qu’un anti-inflammatoire majeur, très utile en cas de maladie thyroïdienne d’origine auto-immune.

Enfin, difficile d’évoquer les ennemis de la thyroïde sans parler des pollutions (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier), et de quelques aliments contre-indiqués que l’on appelle goitrogènes. Ils renferment des substances qui s’opposent à l’utilisation de l’iode par la thyroïde et favorisent l’apparition des goitres.

Heureusement, ils sont peu nombreux : les choux (tous), le cresson, les radis, le rutabaga, les patates douces, le manioc et les pousses de bambous. SI vous aimez particulièrement certains d’entre eux, n’en mangez pas trop souvent (une fois par semaine au maximum).

L’alimentation au cœur du programme

Faisons un petit point : jusqu’à présent, nous avons parlé de lutter contre le stress, de respirer, de mieux se détoxifier (voir l’interview du Dr Rougier)… Cela ne vous rappelle rien ? Nous avons sous les yeux certains des 5 facteurs du Vivant ! Et, vous le savez à présent, c’est en agissant simultanément sur ces 5 facteurs que l’on obtient les meilleurs résultats. Le seul que nous n’avons pas encore abordé n’est pas le moins important, au contraire : l’alimentation. Votre manière de vous nourrir est au cœur de votre programme thyroïde.

  • L’iode est le nutriment le plus indispensable au bon fonctionnement thyroïdien. Toute carence en iode entraîne un dysfonctionnement thyroïdien. Vous devez donc en absorber suffisamment. On le trouve dans tous les produits de la mer (poisson, coquillages, crustacés, algues…), mais aussi dans l’ail, l’ananas frais, l’oignon, les fruits secs. La thyroïde est plus sensible au manque d’iode qu’à l’excès. Vous ne courrez donc aucun risque à augmenter votre consommation d’aliments iodés.
  • Le sélénium et le zinc complètent l’action de l’iode, en aidant la thyroïde à l’utiliser de manière optimale. Bonne pioche : les aliments marins renferment aussi du sélénium et du zinc. Vous pouvez aussi miser sur le lapin (pour le sélénium), les fruits secs, les céréales complètes et les légumineuses.
  • Le choix des aliments glucidiques est primordial lorsqu’on désire rééquilibrer sa thyroïde. Il va donc falloir que vous surveilliez les index glycémiques des aliments que vous consommez, de manière à éviter ceux qui ont un IG trop élevé (sucre raffinés, sodas, confiseries, pain blanc, pâtisseries industrielles…).

Cela ne signifie pas que votre thyroïde elle-même soit affectée par les sucres les plus simples et rapides. C’est plutôt du côté de l’ensemble des symptômes qu’il faut aller chercher la raison de ce conseil. Car la consommation excessive d’aliments à IG élevé peut intensifier les symptômes liés au dysfonctionnement thyroïdien (prise ou perte de poids, fatigue, altération de l’appétit et de l’humeur…). En évitant les aliments ayant un IG élevé, vous contribuerez au rééquilibrage global du métabolisme.

D’une manière plus spécifique, les chercheurs ont découvert récemment qu’il existe un lien direct entre l’insuline produite par le pancréas lorsqu’on ingère des aliments glucidiques, et les hormones sécrétées par la thyroïde. On sait par exemple que le taux de troubles thyroïdiens (notamment les hypothyroïdies) est jusqu’à 5 fois supérieur chez les personnes diabétiques que dans l’ensemble de la population. 

Enfin, les aliments ayant un IG très élevé sont parmi les plus acidifiants qui soient (avec la viande rouge et les charcuteries). Or, l’acidification de l’organisme entretient des états micro-inflammatoire qui peuvent amplifier les désordres en cas de maladies thyroïdienne auto-immune. Vous gagnerez sur les deux tableaux.

Les 8 règles de base d’une vie pro-thyroïde

Que l’on parle d’hyper ou d’hypo-thyroïdie, nécessitant un traitement ou non, l’objectif reste le même : rééquilibrer ! Pour vous guider dans cette voie, voici un petit récapitulatif des 8 règles à suivre.

  1. Arrêtez de fumer : s’il est un geste indispensable, c’est bien celui-là.
  2. Apprenez à gérer votre stress en intégrant à votre quotidien des pauses-respiration et des relaxations ciblées.
  3. Pratiquez une activité physique régulière : 30 mn par jour ou une heure trois fois par semaine.
  4. Fuyez les aliments goitrogènes (voir plus haut)
  5. Mangez davantage d’aliments riches en iode, en zinc et en sélénium (voir plus haut).
  6. Surveillez les Index glycémiques de vos repas. Organisez vos prises alimentaires autour d’aliments à IG bas (légumes, poisson, œuf…), et lorsque vous avez envie d’un petit plaisir à IG élevé (un gâteau par exemple), associez-le toujours à un aliments ayant un IG bas pour équilibrer globalement le repas. Il vaut donc mieux déguster votre gâteau à la fin d’un repas léger que tout seul à l’heure du goûter.
  7. Evitez les aliments industriels. Ils renferment quantité d’additifs qui contribuent à l’intoxination. Lorsque vous n’avez pas le temps de cuisiner, préférez les produits surgelés nature (non cuisinés), que vous préparerez plus rapidement que les frais.
  8. N’oubliez pas la détox. Nettoyez son organisme de ses toxines est bénéfique pour tous, et plus encore pour ceux qui doivent prendre soin de leur thyroïde (voir ci-dessous l’interview du Dr Rougier).

Ces gestes simples vous aideront d’une manière considérable, que votre trouble thyroïdien soit léger ou sérieux. Mais avant toute chose, faites établir un diagnostic par un médecin. Une fois renseigné sur l’origine et l’intensité de vos troubles, vous pourrez vous y mettre !

« Les polluants qui nous environnent menacent notre glande thyroïde, il faut s’en protéger ! »

3 questions au Dr Yann Rougier

portrait yannrougier
Le Dr Yann Rougier, Médecin Spécialiste et neurobiologiste

Vous parlez souvent de l’importance de la détox. Quel est son rôle lorsqu’on souffre de désordres thyroïdiens ?

Comme tous nos tissus, notre glande thyroïde peut souffrir de l’agression de certains éléments à l’effet potentiellement délétère. Je vous rappelle que notre organisme doit gérer en permanence l’élimination de substances générées par notre métabolisme cellulaire (déchets acides notamment), mais aussi de polluants ingérées par voie cutanée, orale ou aérienne. C’est surtout là que se situe le problème. Car parmi ces substances, certaines perturbent le fonctionnement de nos glandes endocrines, notamment la thyroïde. On parle de perturbateurs endocriniens. Par exemple, nous absorbons sans nous en rendre compte des éléments comme les phénols, qui favorisent l’apparition de certains goîtres, ou les hydrocarbures aromatiques qui désorganisent la production des hormones thyroïdiennes. 

Comment pouvons-nous nous en protéger ?

Nous devons agir en trois temps. D’abord, une détox classique destinée à chasser les toxines courantes : mâcher correctement afin d’améliorer l’assimilation des nutriments ; boire suffisamment d’eau au cours de la journée pour faciliter le travail des organes émonctoires chargés de l’élimination ; soutenir ces organes avec des cures de plantes comme l’artichaut et le radis noir pour le foie, ou l’orthosiphon et la piloselle pour les reins. 

La deuxième étape consiste à éliminer au maximum les produits qui renferment des perturbateurs endocriniens, par exemple ceux qui contiennent du bisphénol A (plastique alimentaires, biberons…), ou certains matériaux renfermant des éthers volatiles très perturbants. On parle aussi du triclosan présent dans certains produits d’hygiène. Pour limiter le contact avec ces perturbateurs, le plus simple est de choisir des produits cosmétiques, d’hygiène ou d’entretien le plus naturels possible, en lisant bien les étiquettes. 

En quoi consiste la troisième étape ?

Il s’agit de protéger l’organisme contre les métaux lourds, notamment le mercure, le plomb et le cadmium. Notre glande thyroïde absorbe ces éléments, ce qui risque de la dégrader progressivement au fur et à mesure qu’ils s’y logent. Si la concentration en métaux lourds dans les tissus thyroïdiens est trop importante, les déséquilibres s’installent ou s’amplifient. On trouve ces métaux lourds dans des produits que nous pouvons éviter, comme certaines peintures et vernis (on trouve aujourd’hui ce type de produits sans métaux lourds). Les gros poissons, comme le thon ou l’espadon, concentrent le mercure dans leur chair car ils sont au bout de la chaîne alimentaire marine. Il ne faut donc pas en consommer trop souvent. 

Mais il est plus difficile de se protéger contre d’autres sources de métaux lourds, notamment diffusés dans l’air. Il faut donc intégrer à la vie quotidienne une détox « spéciale métaux lourds » qui va favoriser leur élimination. Il existe des protocoles thérapeutiques dits « chélateurs » destinés à soigner les cas d’intoxication sérieuse, pratiqués sous contrôle médical. Mais en amont, vous pouvez agir avec des microalgues, comme la chlorella ou la klamath, que vous prendrez en cures d’un mois tous les trimestres.

La détox constitue une part importante de l’hygiène de vie « pro-thyroïde ». Mais n’oubliez pas que, thyroïde ou pas, notre corps bénéficie d’autant mieux de nos efforts que nous mettons en place une synergie associant alimentation, respiration, techniques antistress, gestion des émotions et compléments alimentaires !

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